Il semble facile de se perdre dans les différentes propositions évoquées sur le positionnement des PTP sport.

Le jeu du choix et de l’intérêt individuel peut détruire la force du collectif et fragiliser la position des CTS, des CAS mais aussi de l’ensemble du dispositif sportif français !

Nous avons besoin de nous mobiliser pour porter le mandat de «tous en DRAJES».

La crainte d’être «absorbé»par l’Éducation nationale et de perdre notre identité, reste l’épouvantail agité par ceux qui n’ont pas compris que seul, le collectif PTP intégré dans une DRAJES qui rassemble, pourra sauvegarder notre spécificité.

Du coup, face à cette crainte, certains portent des positions inopportunes :

  1. affectation au dans un service à compétence nationale type CGO-CTS,
  2. pouvoir hiérarchique des DTN,
  3. détachement dans les fédérations ou à l’ANS, etc.

Nous avons tous de la pédagogie à faire pour convaincre l’ensemble des PTP que seul un front uni pourra espérer conserver des missions et parcours pour lesquels nous nous sommes tant battus. Pour rappel les arguments contre ce type de positionnement :

1. être affecté au CGO-CTS

  • encore faut-il qu’il existe dans les semaines à venir…
  • que les futurs «managers» soient efficients…
  • que les fonctionnaires concernés ne perdent pas leurs droits à courts, moyens ou longs termes !
  • cela isolerait les CTS des CAS et les cloisonnerait dans un microcosme fédéral.

2. être sous l’autorité hiérarchique des DTN

  • se rappeler que les DTN sont des CTS pour la plupart (donc des PTP) ;
  • qu’ils sont de fait en accord avec le pouvoir fédéral ;
  • que leur intérêt personnel (carrière politique au sein de la fédération) peut s’opposer à un management «bienveillant» de l’équipe des cadres dont ils sont issus.

3. être affecté à l’ANS

  • cela ne peut se faire qu’en détachement ou en mise à disposition, c’est à dire en dehors du cadre actuel qui régit les missions de CTS dans le Code du sport ;
  • il n’est pas acceptable que des fonctionnaires de l’État soient dirigés par une structure extérieure à l’administration (un GIP).

4. être en détachement dans les fédérations

  • la mobilisation de l’année écoulée a démontré une opposition massive à cette option ;
  • cela signifierait la transformation des CTS en CTF de fait, et donc la fin des CTS puisque CTF et CTS sont deux positionnements bien différents ;
  • le SNAPS  y est évidemment fermement opposé.

Privé de la majorité de ses PTP, le ministère ne survivrait pas longtemps. À l’inverse, l’affectation en DRAJES de tous les agents en provenance des D(R)(D)JS(CS) permet :

  • de préserver les collaborations CAS/CTS nécessaires à une mise en œuvre efficace des politiques publiques ;
  • de maintenir une administration déconcentrée suffisamment étoffée pour porter ses missions de développement ;
  • d’éviter une dérive des missions technico-pédagogiques vers des missions quasi-administratives ;
  • de faciliter les passerelles entre les 3 missions de notre métier : CAS/CTS/formateur.

 

Tony MARTIN & Pierre-Yves GAZZÉRI