Les événements que connait actuellement notre pays conduisent le premier ministre à reporter la convention des managers pour la transformation de l’action publique du mercredi 12 décembre à laquelle devaient participer de nombreux préfets et directeurs. Au cours de cette réunion, les décisions de réorganisation territoriale de l’Etat prises à l’issue du processus Action publique 2022 devaient être annoncées.

Dans les circonstances actuelles, le gouvernement a jugé que la priorité était que les préfets et chefs de service restent mobilisés dans leurs territoires, avec le souhait de pouvoir les réunir rapidement, en début d’année prochaine.

On peut supposer qu’aucune annonce n’est donc à prévoir d’ici la fin de l’année 2018…
Le SNAPS toujours au front
Dans un climat social détestable, le gouvernement a décidé du report de la « convention managériale des 1500 hauts cadres de l’État » qui devait sceller, ce mercredi 12 décembre, sa nouvelle organisation territoriale et la communiquer…
Très concrètement pour nous, il s’agissait du sort des DR(D)JSCS, DJSCS et DDCS/PP.
Humainement, ce report est inacceptable au vu de l’incertitude qui plane encore sur le devenir de ces administrations, de leurs missions et de tous les agents qui les animent.
Le délai supplémentaire imposé par le gouvernement n’est en rien favorable ou défavorable, mais il donne du temps pour multiplier les rencontres et convaincre encore et toujours de la nécessité de l’unité J&S et de son intégration dans un grand pôle éducatif !
En effet, reçus par les conseillers jeunesse et sport du 1er ministre le 7 décembre, puis par le secrétaire d’État à la jeunesse le 10 décembre, l’interfédérale UNSA/FSU/CGT, qui représente 75 % des agents de la sphère jeunesse et sports, déploie toutes ses forces et sa pédagogie dans cet objectif commun.
Cette inter fédérale doit également rencontrer dans les prochains jours la ministre des sports. La seule certitude est qu’aucun scénario n’est à ce jour figé et les cartes peuvent encore être rebattues pour notre secteur !
Même si l’hypothèse d’un changement de statut des collègues qui exercent les missions de CTS semble s’éloigner, la tentation de privatiser certaines missions reste grande. L’objectif d’économie domine tous les débats donc la vigilance constante est de rigueur, y compris pour éviter d’opposer les corps et les missions !
D’ailleurs, les annonces du président de la République lundi soir entraîneront de nouvelles coupes sombres dans le budget de l’État et remettront probablement le secteur J&S en première ligne des sacrifiés.
CTS ? CAS ? Formateurs ? Lesquels devront payer le prix ?? AUCUN POUR LE SNAPS !
ll n’est aucunement question de sacrifier l’une de ces trois fonctions, ni de faire payer les « dites nécessaires » économies à réaliser, par le corps des PS/CTPS. Pour cela, une seule issue autour de laquelle s’accordent la majorité des syndicats : le pôle éducatif et la gestion des ressources humaines sous l’égide du Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse.
Le combat continue !